Par Tony Petry, élagueur-grimpeur · Mis à jour le
Quand faut-il abattre un arbre ?
On n'abat pas un arbre à la légère. Avant de proposer un abattage, on regarde s'il existe une autre solution. Mais certaines situations ne laissent pas le choix :
- arbre mort ou dépérissant (champignons au pied, écorce qui se décolle, couronne clairsemée) ;
- arbre penché ou déstabilisé après une tempête ;
- racines qui soulèvent une dalle, une terrasse ou menacent des fondations ;
- arbre devenu beaucoup trop grand pour son emplacement ;
- projet de construction, d'extension ou de piscine.
Abattage direct
Si l'espace est dégagé, l'arbre est abattu en une fois, au pied, avec une entaille de direction pour qu'il tombe exactement là où on l'a prévu. C'est la méthode la plus rapide et la plus économique, fréquente en campagne ou dans les grandes propriétés.
Démontage par rétention
En ville, l'arbre est souvent entouré d'une maison, d'une clôture, d'une serre ou de lignes électriques. On monte alors dans l'arbre et on le démonte par tronçons, chaque pièce étant retenue par une corde et descendue en douceur. C'est plus long, mais rien n'est abîmé autour.
Autorisations : on vérifie avec vous
Dans un jardin privé, l'abattage est généralement libre. Mais une déclaration préalable en mairie peut être nécessaire si l'arbre est classé au PLU, situé dans un espace boisé classé, dans le périmètre d'un monument historique ou dans un site protégé. Le Val de Loire étant inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, de nombreuses communes autour de Tours, Amboise ou Chinon sont concernées. On vous aide à vérifier avant d'intervenir.
Et après l'abattage ?
Les branches sont broyées, le tronc débité. Vous pouvez garder le bois de chauffage et le broyat pour pailler vos massifs, ou tout faire évacuer. La souche peut être rognée dans la foulée : voir notre page dessouchage.